Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article
Société

Roger Yapi et Obou Gbais sur les cimaises de la Rotonde des arts contemporains

Publié le vendredi 3 aout 2018  |  AIP


Abidjan– Le directeur de la galerie La Rotonde des arts contemporains d’Abidjan-Plateau, Pr Yacouba Konaté, a procédé, jeudi, au vernissage de l’exposition des artistes peintres Roger Yapi dont les œuvres mettent l’accent sur la bêtise humaine en passant des guerres à l’inconscience et Gbais Obou, une révélation artistique qui utilise l’art comme thérapie personnelle.

Sous le thème « Redonner une chance à la vie » l’exposition durera un mois.

Né le 31 décembre 1973 à Katiola, Yapi Séka Roger vit et travaille à Bingerville. Formé au Centre technique des arts appliqués de Bingerville, il est perçu comme une valeur sûre de la jeune peinture ivoirienne, selon sa biographie.

Son écriture s’affranchit des techniques conventionnelles pour privilégier l’usage de la matière. A partir de cordes qu’il utilise dans toutes ses créations, il remonte le fil des histoires sombres du contient africain. L’esclavage, les guerres récurrentes, les maladies endémiques y sont une complexité de signes à décoder, à posséder. Lauréat de plusieurs concours de jeunes dont « Peinture Tremplin 1997 » de la SIFCOM, « PANAFCOM 1998 » et « Guy Nairay » de l’agence Houkamy Guyzagn, il a participé à plusieurs expositions en Côte d’Ivoire et dans la sous-région.

« Dans le laid se cache le beau », revendique pour sa part le peintre Obou Gbais pour qui, son style, « Braid art », jargon utilisé pour qualifier le laid, fait la jonction de la laideur et de l’art. « Pour moi c’est la belle manière de représenter le laid », souligne-t-il.

Né à Guiglo le 06 avril 1992, Gbais Obou Yves Fredy a fait ses premières classes dans la ville de Man avant de migrer en 2004 à Abidjan où il a peaufiné sa technique à l’Institut des Beaux-arts.

« Obou du tunnel, il y a la récompense », clame-t-il soulignant son admiration pour le travail et l’engagement de l’artiste équatorien Oswaldo Guayasamin et le peintre ivoirien, Ernest Duku pour ses détails et sa patience.


aaa/kam
Commentaires


Comment