Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Côte d’Ivoire / 2011 - 2018 : Alassane Ouattara : vers un autre miracle ivoirien

Publié le vendredi 31 aout 2018  |  Le Banco.net


En arrivant au pouvoir à l'issue de l'élection présidentielle ivoirienne de 2010, Alassane Ouattara avait promis aux Ivoiriens, l'émergence à l'horizon 2020. A deux ans de l'échéance et du bilan en ce qui concerne cette ambition, même si l'émergence n'est pas encore là, il y a déjà des traces de ce qui ressemble à un autre miracle ivoirien après celui connu par la Côte d'Ivoire sous l'ère Félix Houphouët Boigny dans les années 1970-1980. L'un des bons points de la gouvernance Ouattara, « la bonne performance de l'économie ivoirienne, qui affichait un taux de 8 % en 2017 »selon le rapport de juillet 2018 de la banque mondiale sur la situation économique de la Côte d'Ivoire. Ainsi, même si tout n'est pas au top niveau, des efforts sont consentis.

Le chantier du bâtiment et des travaux publics en première ligne

Pour ceux qui découvrent Abidjan (la capitale économique ivoirienne) ou qui y reviennent après plusieurs années, ils verront se dresser devant eux sur le boulevard Valéry Giscard d'Estaing dans la commune de Marcory, un échangeur perché sur trois niveaux débouchant à une extrémité sur le 3ème pont baptisé Henri Konan Bédié ou Hkb (du nom de l'ancien président de la République). Cet ouvrage permet aujourd'hui de rallier la commune de Cocody à la partie sud de la ville d'Abidjan, évitant du coup les bouchons du cour de la capitale économique.
En sortant du pont De Gaulle, l'un des ponts historiques d'Abidjan, les automobilistes déboucheront bientôt sur l'échangeur de l'amitié ivoiro-japonaise, au carrefour Solibra. A terme, cet ouvrage moderne de type ''fly-over'', à deux ponts permettra de passer par-dessus le carrefour et le boulevard Valéry Giscard d'Estaing pour atterrir sur le boulevard de Marseille.
Le gouvernement a lancé en juillet 2018 les travaux de construction du 4ème pont d'Abidjan qui reliera les communes de Yopougon et du Plateau. Il mesurera 1,4 kilomètres mais sera globalement un ensemble de 7,2 kilomètres d'autoroutes et de bretelles autour de l'ouvrage.
Si le pont Hkb et l'échangeur de Marcory en attendant l'échangeur Solibra et le 4ème pont, demeurent les gros succès du pouvoir Ouattara en matière de bâtiment et travaux publics, l'intérieur des quartiers n'ont pas été oubliés. Ainsi, sur le boulevard Mitterand à Cocody, un échangeur a été construit afin de fluidifier le trafic entre les quartiers Riviera 2, Attoban, Anono et le reste de la commune. A côté de cet ouvrage, il faut noter la réhabilitation ou la réalisation de travaux sur la voie express Mohamed 5 d'Anyama, sur le boulevard de France, sur le boulevard de Angré Chu, le boulevard de Yopougon Koweït Palais, le boulevard de l'abattoir Port Bouet ou encore la route Abobo - Akeikoi.

Mais cette vision et ces actions en termes de travaux publics, le gouvernement Ouattara a voulu l'étendre aussi à l'intérieur du pays. Les ouvrages majeurs en la matière sont ceux du pont de Jacqueville qui a permis de soulager la région (à l'ouest d'Abidjan au bord de l'océan atlantique) longtemps condamnée à traverser la lagune avec un bac. Une autre ville, celle de Béttié (centre-est du pays), a vu son bac ranger au placard et remplacé par un pont sur le fleuve Comoé. En plus de ces ponts, il faut compter plusieurs autres tels que ceux de Bouaflé, Bassawa et Béoumi au centre de la Côte d'Ivoire.
Alors que la pensée populaire en Côte d'Ivoire dit que « la route précède le développement », il revient régulièrement dans les discussions dans le pays ceci « on ne mange pas goudron ». Alassane Ouattara s'en sort même avec le sobriquet de « mamadou goudron ». Dans cette « guerre » d'expression et de sobriquet, des routes sont sorties des villes et villages à commencer par l'autoroute Abidjan - Bassam, l'achèvement de celle Abidjan - Yamoussoukro (la capitale politique). Il faut y ajouter les routes Bouna -Doropo - frontière du Burkina (au nord - est), la route Adzopé -Akoupé -Comoé et bien d'autres en attendant l'autoroute Yakro-Tiebissou et la réhabilitation du chemin de fer.
Mais au-delà des routes et des ponts, Alassane Ouattara a voulu transformer en acte l'ensemble de ses promesses de campagnes. C'est le cas du secteur éducation, régulièrement fragilisé depuis plusieurs années par des grèves à répétition.

L'éducation, une priorité
17 000 salles de classe, 816 collèges, 59 lycées généraux et techniques et 1452 salles de classe équipées, ce sont les chiffres du tableau de bord de l'action d'Alassane Ouattara en faveur de l'éducation depuis 2011. Cela dit le compte est loin d'être bon. A ce sujet, la banque mondiale dans son rapport de janvier 2017 dit que « Le retard de la Côte d'Ivoire transparait aussi dans d'autres indicateurs de base, comme le taux d'achèvement du primaire qui est égal à 63,1 % contre 72,6 % en Afrique et 92,8 % dans les pays à revenu intermédiaires. »
Mais l'Etat ivoirien est à la tâche pour inverser cette tendance. Et selon le même rapport de la banque mondiale « En 2015, l'Etat ivoirien consacrait environ ¼ de son budget ou presque 5 % de son PIB à l'éducation. »
Ces efforts du gouvernement ivoirien ont conduit à transformer le visage du monde universitaire. Ainsi, à côté des universités Félix Houphouët Boigny de Cocody, Alassane Ouattara de Bouaké et Nangui Abrogoua d'Abobo Adjamé, les universités Lorougnon Guédé de Daloa, Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo s'affirment comme étant à la hauteur en matière d'enseignement supérieur. Pendant ce temps, l'université de Man dans l'ouest du pays pointe le bout de son nez et s'apprête à recevoir ses premiers étudiants.

Des efforts réalisés dans le secteur de la santé
Si la politique de l'assurance maladie universelle n'a pas encore convaincu l'ensemble des Ivoiriens, Alassane Ouattara a malgré tout marqué des bons points en construisant le centre hospitalier universitaire d'Angré dans la commune de Cocody. A ces centres de santé modernes viennent renforcer les acquis en la matière dans le district d'Abidjan.
Mais en dehors de la capitale économique, Yamoussoukro, la capitale politique s'est vue doter en 2015 d'un hôpital neuf et baptisé saint Joseph Moscati sur le site de la basilique notre dame de la paix. Il faut noter aussi, la réhabilitation et la construction de plusieurs centres de santé à Abidjan et à l'intérieur du pays.

Le chantier du social et de la « poche » des Ivoiriens
Si certains Ivoiriens crient régulièrement « on ne mange pas routes » ou encore « on ne mange pas goudron » c'est parce que là où ils attendent encore le gouvernement c'est sur la question du social, du quotidien. Des défis comme la disponibilité de l'eau potable, le logement, la cherté de la vie et les conditions de travail des Ivoiriens demeurent ceux qui reviennent sur toutes les lèvres. Face à cela, l'Etat sous Alassane Ouattara a entrepris diverses actions dont la mise en marche de stations d'eau à Bonoua et Yopougon.
Cependant, si les soucis d'approvisionnement en eau potable demeurent dans des quartiers comme Yopougon (nord d'Abidjan), il y a de bonnes nouvelles dans d'autres secteurs notamment celui de l'électricité ou le barrage de Soubré a été inauguré en novembre 2017 et celui de Gribo Popoli est en construction. Chose qui permet déjà à la Côte d'Ivoire d'atteindre 2200 mégawatts de puissance électrique nationale réduisant le temps de coupure de l'électricité.
De leurs côtés, les fonctionnaires ont vu aussi leurs salaires bloqués depuis 1988 ans, débloquer en 2014. Le salaire minimum interprofessionnel garanti (smig) est pratiquement passé du simple au double soit de 36.607 à 60.000FCFA. L'opération « un ivoirien, un toit » a aussi vu le jour conformément aux promesses de campagne d'Alassane Ouattara en 2010, faisant sortir de terre à ce jour des logements sociaux à Abidjan et à l'intérieur du pays.

Les années Ouattara ont permis aussi de remettre dans les airs la compagnie aérienne ivoirienne, sous la nouvelle bannière « air Côte d'Ivoire » desservant des destinations à l'étranger et au plan national.

A ces acquis il faut ajouter les travaux en cours sur la baie de Cocody, l'extension du port, du métro, de la promenade de Port bouet au bord de l'océan atlantique, de l'extension du boulevard de Marseille, du stade olympique d'Anyama, de l'extension de l'aéroport Félix Houphouët Boigny d'Abidjan. Au niveau de l'aéroport, la vue depuis les airs s'annonce plus belle avec l'aménagement de la promenade de Port Bouet. « C'est une volonté du gouvernement de faire de cet espace, un cadre approprié pour les ivoiriens et les touristes. Etant entendu que le secteur privé viendra prendre le relais, il leur reviendrait d'asseoir une gestion qui répondra à un cahier des charges qui va mettre un accent particulier sur la volonté du gouvernement à faire de ce cadre, un cadre hygiénique, approprié pour tout usager qui souhaiterait passer du temps ici », a indiqué le ministre ivoirien du tourisme Siandou Fofana le 11 mai 2015 au moment du lancement des travaux.
Aujourd'hui, la stabilité du pays et le regain d'activité au plan local et à l'international a permis l'implantation de divers groupes d'industriels tels que Carrefour sans oublier les grands groupes de cimenterie.
Entre routes, ponts et avancées économiques, la Côte d'Ivoire sous Alassane Ouattara marque des points sur le chemin de son ambition d'émergence économique. Des points mais aussi, des efforts à faire pour rendre palpable et concret, ce rêve, cet autre miracle ivoirien.

Lawrence Pabeau
Commentaires


Comment