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Vie en société: Comment développer une communication bienveillante pour mieux nous connecter les uns aux autres ?

Publié le jeudi 8 novembre 2018  |  Esprit
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© Esprit par DR
Vie en société: Comment développer une communication bienveillante pour mieux nous connecter les uns aux autres ?


Selon Patrick Viveret, philosophe, écrivain et observateur de la condition planétaire : « Nos problèmes planétaires actuels résultent d’une triple rupture consommée : celle de l’être humain avec lui-même, avec son prochain et avec la nature ». En nous apprenant à connaitre et à exprimer nos émotions et nos besoins, en nous aidant à nous relier à l’autre et à accueillir les besoins qu’il/elle tente d’exprimer, la Communication Non Violente (CNV) représente un moyen de choix pour recréer le lien avec nous-même et avec autrui.


Dans le précédent numéro d’Esprit, nous avons présenté rapidement comment établir un courant de communication qui débouche naturellement sur la bienveillance à partir des 4 étapes du processus de la CNV : (1) Observer, (2) dire son sentiment, (3) exprimer son besoin, (4) demander sans exiger.
Aujourd’hui, nous allons détailler les deux premières étapes pour vous aider à les utiliser au quotidien.

OBSERVER SANS EVALUER

Dans un premier temps, il s’agit de décrire les faits sans opinion ni interprétation et d’éviter les comparaisons. En effet, quand nous mélangeons observation et évaluation, notre interlocuteur risque d’entendre une critique. Ainsi, au lieu de dire « Pierre écrit très mal », nous dirons plutôt « Je n’arrive pas à déchiffrer l’écriture de Pierre ».

Le poème de Ruth Bebermeyer ci-dessous illustre bien la différence entre observation et évaluation.

- « Je n’ai jamais vu d’homme paresseux ;
- J’ai connu quelqu’un que je n’avais jamais vu courir,
- Quelqu’un qui dormait parfois l’après-midi
- Et préférait rester chez lui lorsqu’il pleuvait
- Mais ce n’était pas un paresseux…
- Avant de me traiter d’originale, réfléchis :
- Était-il paresseux
- Ou faisait-il les choses
- Que nous associons à la paresse?

- Je n’ai jamais vu d’enfant stupide.
- J’ai vu parfois un enfant faire
- Des choses que je ne comprenais pas
- Ou que je n’avais pas prévues.
- J’ai vu parfois un enfant qui n’avait pas vu
- Les lieux que j’avais visités
- Mais ce n’était pas un enfant stupide…
- Avant de le dire stupide, réfléchis :
- Était-il stupide
- Ou savait-il simplement d’autres choses que toi ?

Ce que nous appelons paresse
Est pour d’autres de la fatigue ou de la détente.
Ce que nous nommons bêtise
Est pour d’autres un savoir différent.
J’en conclus que pour échapper à la confusion,
Mieux vaut ne pas mélanger
Ce que nous voyons et nos opinions.
Et cela, je le sais,
N’est que mon opinion. »

A vous de jouer !

Exercice 1 : Cocher les phrases qui sont de simples observations, sans trace d’évaluation



EXPRIMER CLAIREMENT SES SENTIMENTS

Nous employons souvent le terme « je sens » ou « j’ai le sentiment de » pour exprimer une pensée ou un opinions plutôt qu’un sentiment. Par exemple, « J’ai le sentiment que tu n’aurais pas dû te mettre en colère », « Je sens que ça ne sert à rien », « J’ai le sentiment d’être nul », « J’ai le sentiment que mon patron ne me respecte pas ». Toutes ces affirmations ne traduisent pas ce que nous éprouvons mais ce que nous pensons.
Voyons si vous êtes à l’aise avec cette notion.

Exercice 2 : Cocher les phrases où des sentiments sont nommés.



A quoi servent les sentiments ?

Les sentiments sont des clefs qui nous aident à nous connecter à nos besoins. C’est pourquoi en CNV nous cherchons à les identifier le plus précisément possible en développant notre vocabulaire. Ainsi, au lieu de dire « Je me sens mal » par exemple, nous chercherons à préciser ce sentiment désagréable : Suis-je triste ? En colère ? Fatigué ? Surpris ? Confus ? Inquiet ? Ecoeuré ? Démuni ? Choqué ? Abattu ? etc. De même, au lieu de dire « Je me sens bien » nous spécifierons le sentiment en question : Suis-je serein ? Joyeux ? Reconnaissant ? Régénéré ? Passionné ? Amusé ? Satisfait ? Décontracté ? etc.

Dans le prochain numéro, nous approfondirons la troisième et la quatrième composante de la CNV qui consistent à assumer la responsabilité de nos sentiments afin d’identifier nos besoins et faire une demande concrète pour y répondre.

A bientôt !

Livre conseillé pour approfondir la Communication Non Violente: Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) de Marshall B. Rosenberg.

Réponses : Exercice 1 : Phrases qui sont de simples observations, sans trace d’évaluation : 2 et 3

Exercice 2 : phrases où des sentiments sont nommés : 2 et 3
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