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Côte d’Ivoire: l’enregistrement des victimes des crises possible pour les réfugiés et exilés

Publié le jeudi 21 fevrier 2019  |  APA
L’enregistrement
© Autre presse par DR
L’enregistrement des victimes des crises possible pour les réfugiés et exilés
L’enregistrement des victimes des crises en Côte d`Ivoire reste possible pour les réfugiés et exilés, a indiqué mercredi à des organisations de victimes, Kouamé N`guessan, chef de Cabinet du ministère de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté.


L’enregistrement des victimes des crises en Côte d'Ivoire reste possible pour les réfugiés et exilés, a indiqué mercredi à des organisations de victimes, Kouamé N'guessan, chef de Cabinet du ministère de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté.

« Aujourd'hui, les personnes pour lesquelles il y a possibilité d’enregistrement, ce sont les réfugiés et les exilés parce qu'au moment où on faisait l’enregistrement ils étaient hors de la Côte d'Ivoire », a dit Kouamé N’guessan, à une rencontre de la Confédération des organisations de victimes de la crise ivoirienne (COVICI).

L’authenticité de l’identité des réfugiés et des exilés « va se faire en collaboration avec le HCR (Haut-commissariat pour les réfugiés) », a fait savoir Pr Kouamé N’guessan, ajoutant qu'il faut figurer sur la liste du HCR pour être pris en charge.

« Si tu n’as pas ton nom là-dessus tu n’es pas réfugié », a-t-il dit aux victimes, tout en insistant que « la possibilité d’enregistrement reste ouverte pour les réfugiés ». Et ce, en collaboration avec le HCR, impliqué dans le retour des exilés en Côte d'Ivoire.

Concernant les victimes de la crise post-électorale de 2010-2011 qui a fait plus de 3.000 morts dans le pays, Pr Kouamé N’guessan a relevé que « seule » la liste de la Commission nationale pour la réconciliation et l’indemnisation des victimes (CONARIV) demeure l’unique matrice.

« Aujourd'hui, la liste de référence est celle fournie par la CONARIV. Elle a traité presque 874.000 dossiers dont près de 7000 dossiers qui ont été rejetés. C’est une structure de l’Etat de Côte d'Ivoire, nous assumons ce qui a été fait par la CONARIV», a-t-il poursuivi.


Il a fait observer que des personnes apportent de faux documents, avant de rassurer que des vérifications sont faites en amont, notamment dans les communes et les sous-préfectures. Dans une commune d’Abidjan, ajoutera-t-il, « les deux tiers des documents produits étaient faux ».

« Si une personne a été identifiée comme victime, et que vous avez eu droit à réparation, les ayants-doit peuvent se rendre au service en charge des victimes au ministère de la Solidarité, où les services sont gratuits », a-t-il souligné.

« Des personnes se sont inscrites à plusieurs endroits (…). Pour enlever les doublons, on a reversé tout cela à la CONARIV qui a sorti une liste unique consolidée. Aujourd'hui, on ne peut plus parler de victimes dont les dossiers ont été déposés à la 7è tranche (un quartier à l’Est d’Abidjan) », a -t-il lancé.

« Il y a Ies associations qui s’en vont établir leur liste de victimes et qui viennent pour qu' on prenne en compte leur liste, alors que l’opération est déjà close et font croire qu'elles ont la capacité de faire enregistrer leurs victimes. La seule liste que nous connaissons, c’est la liste de la CONARIV », a -t-il dit.


Pr Kouamé a également évoqué l’aide aux victimes via le financement des projets. Il a noté qu’il existe une convention passée avec un établissement bancaire qui s’est disposée à accompagner les projets avec un taux de 12% qui a été renégocié à 10%, mais qui n’est pas encore lancé.

Toutefois, mentionnera-t-il, vingt projets ont été déjà financés à ce jour. Un programme est d’ailleurs en vue afin de former des formateurs en rédaction de projets afin que toutes les victimes puissent bénéficier de l’appui d’un projet bancable.

Les données de la Commission nationale d’enquête révèlent qu' « il a eu 3.248 victimes. Et sur ce chiffre, plus de 2.700 ont déjà bénéficié de réparation », a fait observer Pr Kouamé N’guessan, précisant que peuvent bénéficier des prises en charge, les ayants-droit des victimes ou les blessés.

AP/ls/APA
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