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Hommage de la République à l’illustre écrivain Bernard Dadié

Publié le mercredi 10 avril 2019  |  AIP


Abidjan– La République, à travers le Vice-président, Daniel Kablan Duncan, a rendu hommage, mardi, au père de la littérature ivoirienne, le pluridisciplinaire Bernard Adou Koffi Binlin Dadié, décédé le 9 mars à 103 ans.

L’écrivain est « un homme de tous les continents dont le port d’attache est son pays, la Côte d’Ivoire », qui a glané de nombreux prix, dont un « Nobel » symbolique de millions d’élèves et étudiants qui a ont lu et étudié ses ouvrages, a témoigné à sa mémoire Kablan Duncan, lors de la cérémonie qui se déroulait au palais de la culture.

En présence de plusieurs personnalités du monde de la culture et des arts, le vice-président a souligné qu’il rejoint « les grands disparus de notre jeune nation », citant notamment le père fondateur de la nation, Félix Houphouët-Boigny, son compagnon, Gabriel Dadié, père de Bernard Dadié ou encore sa sœur, Hortense Aka-Angui, maire de Port-Bouët pendant 36 ans.

Pour le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandaman, toute la vie de Bernard Dadié fut vouée « à l’honneur, à la dignité et à la liberté », à travers sa plume et ses écrits engagés, qui ont inscrit la Côte d’Ivoire au panthéon des arts et des lettres en Afrique et dans le monde.

Les funérailles de la plus grande figure de la littérature ivoirienne ont démarré le 1er avril et s’achèvent ce vendredi par son inhumation au cimetière de Williamsville.

Immortel de l’Académie des sciences, arts et cultures d’Afrique et diasporas africaines (ASCAD), Bernard Dadié est né le 10 janvier 1916 à Assinie.

Figure de proue de la littérature ivoirienne, il est l’auteur d’une œuvre prolifique qui aborde tous les genres littéraires, de la poésie au roman, en passant par le théâtre, les chroniques, les contes traditionnels et le théâtre.

Après des études à l’Ecole normale William-Ponty de Gorée, au Sénégal, il travaille pendant dix ans à l’Institut Fondamental d’Afrique noire (IFAN) de Dakar. Il retourne en 1947 en Côte d’Ivoire, où il milite au sein du Rassemblement démocratique africain (RDA).

Emprisonné en 1949 suite à des troubles, il tient à la prison de Grand-Bassam un journal publié en 1981, « Carnets de prison », véritable bréviaire de la vie carcérale coloniale.

A l’indépendance de la Côte d’Ivoire, il exerce tour à tour les fonctions de chef de cabinet du ministre de l’Education nationale, de directeur des Affaires culturelles, d’inspecteur général des Arts et Lettres, et en 1977, de ministre de la Culture et de l’Information.

Il a enfin présidé, pendant la crise ivoirienne, le Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), créé le 2 mars 2006 à Abidjan, une fédération de partis politiques et d’organisations de la société civile.


aaa/ena/fmo
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