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Dans le quotidien des journalistes mères de famille (Reportage)

Publié le samedi 25 mai 2019  |  AIP


Comme une rengaine, « ce n’est pas facile !», clament en cœur des journalistes mères. De la télé à la presse en ligne, en passant par les magazines et les quotidiens, aucune journaliste mère n’est exceptée des contraintes du métier. « Le métier de journaliste va avec travailler sans horaires fixes et parfois tous les jours », avertit Danielle Niengninri, journaliste à l’Agence ivoirienne de presse (AIP) et mère de deux enfants.

Quel que soit le type d’organe de presse, les réalités sont les mêmes. L’heure du début du service est connue ou précipité par un reportage. Pour la descente, se référer à l’actualité du moment ou au tableau des reportages.

« On ne maitrise pas les reportages, ni les heures des reportages. Quand je n’ai pas de reportage, j’arrive à la rédaction avec un peu de retard, le temps de rester un peu avec les enfants, surtout que je ne maitrise pas l’heure de descente. Quand je n’ai pas trop de reportage, je fais un tour à la maison. C’est cette gymnastique que je fais tout le temps », explique une journaliste du quotidien Le Patriote, Maïmouna Dao mère d’une fille de 7 ans et d’un garçon de deux ans.

Avec plus de 20 ans passés dans la presse, Folenre Edy, secrétaire de rédaction du magazine Mousso d’Afrique, passe par moment toute la nuit à des reportages. « Quand je pars la nuit, mon mari reste avec les enfants. On s’entraide. Les dimanches après la messe, je dois aller au travail. Souvent les samedis soirs, je suis dehors et je rentre à 6h. Je me lave rapidement et je vais au journal », relate Madame Edy, mère de trois enfants.

Pour Lydie Kouadou, journaliste à Radio Côte d’Ivoire et mère de trois enfants, elle commence le service en général à 8h, mais à cause des embouteillages, elle quitte la maison à 6h. « Les jours les plus relaxes, je rentre à 16h ou 17h. Pour les jours chargés, j’arrive les soirs à 21h30mn », précise-t-elle.

Toutes les petites occasions sont à saisir et à aménager précieusement pour passer du temps avec les enfants. Elles ont pratiquement les mêmes stratégies puisqu’elles vivent les mêmes réalités. Elles usent aussi de supercherie. L’objectif, c’est d’être avec ses enfants.

« Il arrive que je crée des situation pour rentrer à la maison. Par exemple, je dis que je vais faire une course et je ne reviens plus. Je sors très tôt pendant que ma fille dort et je rentre à 22h. Quand je rentre vite, c’est à 19h », se justifie une journaliste de la RTI, mère d’une fillette de 11 mois.

« J’ai aussi la chance de travailler dans ma zone. Quand il est 18h, je m’échappe un peu du service comme si je partais acheter quelque chose. Je vais à la maison et je peux faire une heure de temps et puis je reviens », dévoile Florence Edy, avec un sourire.

Très organisées, elles se donnent les moyens pour avoir du temps à passer avec leurs enfants. L’instinct maternel fraie un chemin entre les contraintes du métier de journaliste.

« Je fais comme je peux. Par exemple, je fais un effort pour ne pas avoir d’émission à monter à la maison. Les jours où je ne suis pas de permanence les week-ends, je suis avec les enfants. Les soirs, quand je dois rentrer tôt, j’appelle pour dire de ne pas les laver parce que j’aime les laver moi-même. Tout cela, pour essayer de partager des moments avec eux parce qu’avec notre métier, il n’y a pas de week-end, il n’y a de pas de soirée. Je saisis chaque opportunité même si c’est la nuit », témoigne Lydie Kouadou.

Florence Edy affirme que le seul moment où elle passait véritablement du temps avec ses enfants, c’était quand elle assurait la couverture de WOZO vacances.

« Arriver à trouver le temps, il faut se donner le temps. On a des samedis et des dimanches où on n’est pas de permanence. Je les consacre aux enfants. On peut organiser de petites sorties, faire du shopping dans les supermarchés. On trouve le temps difficilement mais c’est faisable, si on se donne le temps », indique Niengninri Danielle.

Par ailleurs, elle signale le mécontentement des enfants quand elle rentre à la maison avec des articles à écrire. « Les enfants se plaignent par moment quand maman rentre à la maison et est scotchée à son ordinateur pour écrire un dernier papier parce qu’on sort d’un reportage. On envoie un peu de travail à la maison. Dans ce cas, soit ce sont les enfants qui s’en prennent un peu ou c’est monsieur qui est impatient parce que sa nourriture n’est pas encore prête alors qu’on est encore affairé sur les articles », relève-t-elle.

Attentionnées, elles surveillent et pilotent tout ce qui concerne les enfants depuis leur rédaction à travers des appels au cours des heures de travail.

« Les enfants restent à l’école à midi et ils ne rentrent que le soir. Quand je suis au travail j’appelle régulièrement à la maison pour savoir si les enfants se sont lavés, s'ils ont mangé, le maître de maison est arrivé », nous explique Florence Edy.

« En même temps qu’on est au bureau, il faut avoir l’œil à la maison. Appeler de temps en temps, pour savoir comment les enfants se comportent à la maison », ajoute Mme Niengninri.

En dépit de ces difficultés à concilier la vie professionnelle et les responsabilités de mères, ces femmes journalistes répondent présentes à l’appel quand il s’agit des reportage de nuit, de travailler les week-ends ou du matin jusque tard la nuit, effectuer des missions. « Concilier la vie de mère et de journaliste, ce n’est pas facile », conclut dame Niengninri.

Reportage réalisée par Esther N'Guessan Aya

ask
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