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Un collectif d’organisations de la société civile exige des sanctions sévères contre les auteurs des violences sexuelles

Publié le samedi 19 octobre 2019  |  AIP
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© Autre presse par DR

Abidjan le 16 octobre 2019. Le collectif de la société civile contre le viol des femmes et les enfants mineures est monté au créneau face à la recrudescence du phénomène dans la société


Le collectif de la société civile contre le viol des femmes et les enfants mineures est monté au créneau face à la recrudescence du phénomène dans la société pour condamner et exiger lors d’un point de presse tenu, mardi, à Cocody, des sanctions plus sévères contre les auteurs.

« Trop c’est trop, nous ne pouvons pas en tant que femmes accepter que des gens, à tout moment, violent nos sœurs, nos enfants mineures dont des nourrissons et disparaissent comme si de rien n’était », se sont indignées les femmes réunies au sein du collectif de la société civile contre le viol en Côte d’Ivoire, à travers leur porte-parole, Rachel Gogoua.

Pour le collectif, il est temps de sortir des critiques émotionnelles. Dans ce sens, les organisations membres demandent aux autorités étatiques l’adoption de nouvelles dispositions législatives inscrivant l’application de mesures draconiennes à l’encontre des individus mis en cause dans les cas de viols sur les femmes et les enfants.

Notamment l’ablation des organes génitaux des violeurs, la création d’un tribunal spécial des auteurs des faits de viols, la mise en place d’un observatoire sur toutes formes de violences faites aux femmes et aux enfants, l’institution d’une journée nationale de lutte contre les violences sexuelles et en particulier les viols pour l’avènement de la tolérance zéro.

Par ailleurs, les responsables des organisations non gouvernementales (ONG) parmi lesquelles, Rachel Gogoua de l’Organisation nationale pour l’enfant, la femme et la famille (ONEF), Georgette Zamblé de ‘‘LeadAfricaines’’, Nathalie Kouakou de ‘‘Vivre sans violence’’, Yolande Lida de ‘‘Femmes africaines élites de demain’’ invitent le gouvernement à inscrire la question du viol au rang de ces priorités afin de mettre fin au phénomène devenu récurent depuis quelques mois dans le pays.

Pour soumettre leurs doléances relatives aux violences dont elles font l’objet, des rencontres avec les ministères de tutelles et certaines organisations internationales sont prévues dans les prochains jours à l’agenda des responsables du collectif de la société civile contre le viol.

Les statistiques sur le viol, sont alarmantes. Selon l’UNFPA, pour l’année 2018, on enregistre 644 cas de viol sur mineures dont 17 fillettes de 0 à 4 ans, 55 fillettes de 5 à 9 ans, 196 filles de 10 à 14 ans, 181 adolescentes de 15 ans à 18 ans.

Le cas le plus atroce et le plus récent est celui de la petite Grâce de Dimbokro, souligne-t-on.

(AIP)

fmo
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