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Société Publié le mardi 24 avril 2012 | Le Temps

Insécurité – Cocody : Les Frci sèment la terreur à Akouédo-village

Les tristement célèbres Frci de Dramane Ouattara se sont encore illustrées madroitement à Akouédo-village, dans la journée du dimanche 22 avril 2012. Ces soldats sans foi ni loi ont semé la désolation dans une kyrielle de familles dans ce sous-quartier de Cocody. On dénombre une vingtaine de blessés graves dont trois (3) dans un état critique. Selon une ribambelle de témoignages concordants, ces atrocités résultent d’un règlement de compte entre un jeune du village nommé Guizo qui aurait «corrigé» son protégé qui l’aurait cocufié.

Toujours selon des témoins, ce dernier, se réclamant des Frci, blessé dans son amour propre, part ameuter ses compères. Qui, sans hésiter, s’entassent dans des cargos et autres véhicules de type 4 x 4 en mettant le cap sur le paisible « village ». Une fois à destination, ils s’attaquent, à en croire des sources, à tout le monde sous la canicule qui fait rage. Avec des armes contondantes, des gourdins…, ils ont poignardé et estropié plusieurs riverains. Comme cette victime, un ressortissant burkinabé, « soukouyatigui » (vendeur de poulet braisé) de son état, qui se reposait paisiblement sous son hangar. L’un de ces soldats d’un autre âge l’éventre cruellement et l’abandonne dans une marre de sang. Ses intestins à l’air libre, personne n’osait le secourir, de peur de subir le même sort. Un autre jeune qui a pu se terrer dans sa demeure pensant échappé à la furia des Frci surexcités a vu sa main droite… sectionnée. Voulant fermer la fenêtre de sa chambre, il a été repéré par l’un des sanguinaires qui lui a porté ce coup fatal. Un électricien, tenancier d’un « maquis », alerté par le fait qu’il y a du « grabuge » dans son bistrot, a eu lui aussi, sa part d’agression. L’un de ces criminels en treillis s’empare d’une bouteille vide, la casse et lui fait une large entaille sur sa tête. C’était le sauve-qui-peut car pendant deux (2) heures d’horloge nous dit-on, ces militaires vomis par les populations mais qui font paradoxalement la fierté du pouvoir qui les chouchoute, ont sévit dans tout Akouedo-Village. Il a fallu la gendarmerie et un détachement de l’Onuci pour ramener la quiétude. Ils auraient mis la main sur le principal fauteur de trouble, le « Frci cocufieur » qui a réclamé l’intervention tragique de ses frères d’arme. Et aux dernières nouvelles, l’épouse du Burkinabé éventré, passerait de cours en cours pour solliciter de l’aide financière pour sauver son mari qui lutte contre la mort.

Philomène Aquouama

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