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Politique Publié le samedi 5 mai 2012 | Le Patriote

Gnakoundé Béréna (Commandant des forces de l’ONUCI) : “La situation sécuritaire s’est améliorée”

© Le Patriote Par Aristide
Audiences du chef de l`Etat: le commandant des forces de l’ONUCI, le général Gnakoudè Béréna fait ses adieux au Président Alassane Ouattara
Vendredi 27 avril 2012. Abidjan. Palais présidentiel du Plateau. Le commandant des forces de l’ONUCI, le général Gnakoudè Béréna fait ses adieux à la Côte d`Ivoire
En fin de mission après plus d’un an passé en Côte d’Ivoire, le général Gnakoudé Béréna, fait le bilan de sa mission.

Q : après un an passé à la tête des forces de l’ONUCI, pensez-vous avoir atteint les objectifs de votre mandat ?

Gnakoudé Béréna : je vous laisserai le soin d’apprécier. Ce que je peux dire, c’est qu’à ma prise de fonction comme commandant de la force de l’ONUCI le 23 mars 2011, la force devait faire face à quatre phases. La première phase, était une phase de redéploiement qui devrait permettre à la force d’être plus robuste et faire face à l’insécurité généralisée du moment, ce qui a été fait. La deuxième phase qui est la phase de transition devait permettre à la force de maitriser d’avantage l’insécurité pour permettre au président élu, son excellence Alassane Ouattara d’être investi afin de lui permettre de former un gouvernement et de relancer les activités socioéconomiques. Cela aussi est fait. Nous sommes à la phase de stabilisation. Cette phase devait permettre la restauration totale de l’autorité de l’Etat, la conduite des élections législatives réussies. Je crois qu’à mon humble avis cela a été fait.

Reste donc la quatrième phrase qui est une phase de reconstruction qui consiste à aider les ONG, les agences humanitaires qui vont œuvrer sur le terrain à reconstruire les dommages causés par l’effet de la guerre et préparer les élections locales à venir. Cette dernière phase sera gérer par mon successeur.

Onuci-FM : quelle est la situation sécuritaire au moment de votre départ ?

GB : au moment où je m’apprête à qui quitter la Côte d’Ivoire je dirai que la situation sécuritaire peut être qualifiée de globalement satisfaisante sur toute l’étendue du territoire nationale. Il faut dire que nous sommes bien loin de l’insécurité généralisée au lendemain de la crise postélectorale. Aujourd’hui la Côte d’Ivoire est en marche, avec toutes les institutions opérationnelles. Les activités liées au développement ont repris. Mais attention au triomphalisme. Il faut reconnaitre que beaucoup de chose à faire en matière de sécurité.

Nous assistons encore aux vols à main armée, aux phénomènes des coupeurs de route sur les grands axes. Dieu merci ces phénomènes sont en baisse grâce aux actions combinées des FRCI et de l’ONUCI. Nous avons également la violence persistante sur la frontière ouest. De temps en temps des groupes armés attaquent des cibles vulnérables. Là encore de nouvelles mesures combinées sont en train d’être prises pour permettre aux forces d’être plus anticipatives dans certaines zones. Toutes ces mesures couplées de la réussite du programme de démobilisation du désarmement réinsertion entrepris par et le gouvernement et l’ONUCI.

Onuci-FM : dans quels contestes les casques bleus peuvent –il faire usage de leurs armes
GB : l’ONUCI est déployé sur le chapitre 7, le chapitre le plus robuste des Nations unies en matière d’utilisation de nos forces. C’est ce chapitre qui nous a permis de faire face à l’insécurité pendant la crise et à pouvoir détruire les armes qui étaient utilisées contre les populations. Cependant, il faut savoir qu’au niveau des forces des Nations unies, l’utilisation de la force n’est sollicitée qu’en dernier recours et quand elle est utilisée elle doit être proportionnelle à la menace encourue et dans la mesure du possible l’autorisation doit être obtenue de l’échelon supérieur habilité à ordonner l’ouverture du feu. La force est utilisé en cas de légitime défense pour se protéger sois même, protéger un camarade des Nations unies ainsi que toute autre personne civile en éminent danger de mort ou de violence physique.

Onuci-FM : est-ce le cas de Bonon ?

GB : dans le cas de Bonon un convoi qui devrait amener le matériel électoral au siège de la CEI a été attaqué de nuit. Les règles d’engagement nous autorisent dans ce cas à répliquer. C’est ce que nos forces ont fait.

Onuci-FM : serait-il bon pour ce qui est de la situation de la sous-région d’engager les forces onusiennes ?

GB : je pense qu’il est bon d’engager les forces onusiennes. Vous savez dans un cas comme celui là, il y a plusieurs options. Je n’en citerai que deux : ou bien les Nations unies prennent la situation en main et génèrent des forces adéquates comme c’est le cas ici en Côte d’Ivoire où bien elles appuient l’initiative de la CEDEAO, comme c’est le cas en Somalie.

Recueillis par TL

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