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Filière banane: Martiale Yao élue à la tête des murisseurs de Côte d’Ivoire

Publié le vendredi 20 avril 2018  |  APA
L’Organisation
© Autre presse par DR
L’Organisation professionnelle des murisseurs de Côte d’Ivoire (OPM-CI)


Abidjan (Côte d’Ivoire)
L’Organisation professionnelle des murisseurs de Côte d’Ivoire (OPM-CI) a élu jeudi à sa tête pour un mandat de deux ans, Mme Martiale Yao à l’issue d’une Assemblée générale constitutive et élective tenue à Abidjan, a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.

Accompagnée par le projet d’appui au développement du marché local et sous régional de la banane dessert financé par l’Union européenne (UE), cette organisation professionnelle des murisseurs ambitionne de contribuer à l’avènement d’une «banane dessert de qualité».

Mais, «la réalisation d’une telle vision nécessite une franche collaboration entre nous murisseurs et les autres acteurs de la filière banane », a souligné Mme Yao après son élection, appelant à « l’union et à l’entente autour de l’OPM-CI».

Le murisseur est celui qui détient des installations appropriées pour mettre la banane dans des conditions de conservation et d’hygiène consommables avant sa mise sur le marché ou sa vente dans les grandes surfaces, a expliqué à APA, Hervé Aka, Coordonnateur du projet d’appui au développement du marché local et sous régional de la banane dessert, financé par l’UE dans un contrat de subvention avec l’ensemble des structures de production.

« La filière banane dessert se porte bien. C’est une filière qui bénéficie depuis longtemps du soutien de l’UE. Le maillon qui n’était pas assez encadré et organisé était celui des murisseurs. C’est donc à juste titre que nous les accompagnons aujourd’hui à mettre en place cette organisation des murisseurs », a poursuivi M. Aka.

Selon lui, c’est près de 95% de la production ivoirienne qui est vendue sur le marché européen. Ce qui lui fait dire que « sur le marché national, il n’y a pas une bonne politique ».

L’appui de l’UE à la filière banane dessert ivoirienne s’élève à 30 milliards FCFA, soit environ 45 millions d’euros sur la période 2014-2019. Cet appui est décliné en six grands axes dont l’amélioration des outils de production, l’amélioration des conditions de travail des populations et la préservation de l’environnement.

« La production actuelle tourne autour de 300 000 tonnes, mais à l’horizon 2020, nous irons autour de 500 000 tonnes », a indiqué Hervé Aka en insistant sur la qualité de la banane ivoirienne qui doit obéir à des normes.

« Il faut dans la sous-région de la banne ivoirienne avec des normes. Sur le marché européen nous sommes soumis à une forte concurrence des produits qui viennent de l’Amérique latine », a-t-il poursuivi, rappelant que «des études menées en 2015 ont démontré qu’il y a une grande part du marché que nous pouvons capter dans la sous-région».

En Côte d’Ivoire, la banane contribue à l’économie du pays avec 8% du Produit intérieur brut (PIB) agricole. Dans ce pays, environ 60 000 personnes vivent directement ou indirectement des activités de la banane dessert dont la Côte d’Ivoire est le premier fournisseur du marché européen.

LS/APA
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